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À ce temps-ci, le jardin commence à se vider, mais sous terre, on peut déjà commencer à planifier la prochaine saison! Dans cet article, sous forme de questions-réponses, nous allons faire le tour du thème de la plantation de l’ail. Nous parlerons également de quelques bulbes de fleurs à planter à l’automne, qui seront parmi les premières à apparaître au printemps.
Le froid favorise l’enracinement et déclenche le cycle naturel nécessaire à plusieurs bulbes. Les bulbes plantés à l'automne seront les premiers à sortir au printemps, ce qui leur assurera la saison de croissance la plus longue possible avant que les jours ne se mettent à raccourcir après le 24 juin.
Si tu n’as pas le choix, c’est possible de le faire. Il faut planter le plus tôt possible au printemps, dès que le sol du jardin peut être travaillé. Il faut toutefois s'attendre à une récolte plus tardive, des bulbes plus petits et des rendements un peu moins élevés. L'idéal est aussi d'avoir donné un petit coup de froid à notre ail pendant l'hiver (sans parler de -40 °C!), parce que le froid active certains processus de transformation chimique et biologique dans les bulbes.
Pour bien réussir ta plantation d'ail, tout commence par le choix des caïeux. Choisis de belles têtes locales, bien fermes et en santé. Sépare les caïeux au tout dernier moment avant la plantation pour éviter qu'ils ne se dessèchent, et veille à conserver leur peau protectrice intacte.
Plante tes gousses la pointe orientée vers le haut, à environ 2-4 pouces (5-10 cm) de profondeur, en gardant un espace de 15 cm (6 pouces) entre chaque caïeu. Les rangées doivent quant à elles être espacées de 30 à 45 cm (12 à 18 pouces).
Pour une belle récolte assurée, c'est important de choisir de gros caïeux en santé et non endommagés après les avoir séparés. Ensuite, on recouvre notre ail légèrement avec de la terre pour qu'il soit bien protégé. Si on le souhaite, on peut appliquer un paillis; nous en rediscuterons un peu plus loin.
Quel est le meilleur endroit pour planter son ail? L'ail a besoin d'un sol bien drainé et très ensoleillé. Choisis un endroit qui ne restera pas détrempé au printemps pour éviter que les caïeux ne pourrissent.
Il faut également penser à la rotation des cultures : évite de replanter de l'ail dans une parcelle qui a accueilli des alliacées (ail, oignon, poireau, échalote) au cours des 3 à 4 dernières années.
Chez Tourne-Sol, nous aimons planter l’ail dans un champ où nous faisons pousser un engrais vert de sarrasin au cours de l’été précédent. Nous fertilisons ensuite avec du fumier de vache frais en août ou septembre.
Nous incorporons le fumier et préparons les planches à la fin septembre pour planter durant le mois d’octobre. Auparavant, nous attendions vers la fin octobre, mais nous nous retrouvions souvent avec des conditions froides et mouillées, devant planter à quatre pattes. De plus en plus, nous commençons en avance et nous plantons au transplanteur quand le sol est sec; ça a été une vraie révolution! Mais bon, nous plantons 25 000 bulbes. À la maison, c'est très bien de planter à la main.
Pars de la quantité d’ail que tu consommes. Manges-tu un bulbe par semaine, ou deux? Par exemple, à raison d'un bulbe par semaine, il te faudrait 50 bulbes d'ail pour l'année. Si les bulbes que tu achètes contiennent cinq caïeux chacun, cela veut dire que tu devras acheter 10 bulbes d'ail et les séparer pour obtenir tes 50 plants pour l'année. Si tu veux conserver ta propre semence, rajoutes-en douze autres caïeux afin d'avoir la bonne quantité pour replanter l'an prochain en plus de l’ail consommé.

La réponse dépend de l'endroit où tu les achètes. Si tu les achètes dans une petite épicerie locale ou au marché public, les bulbes cultivés de façon écologique au Québec peuvent être plantés et vont pousser, mais l’idéal est toujours d’acheter des bulbes spécifiquement pour la plantation, ce qui nous permettra de nous assurer que ceux-ci n’ont pas de maladies ou de nématodes.
Par contre, les bulbes achetés en supermarché qui viennent souvent de Chine, avec ceux-là c’est une autre histoire… C'est un type d'ail à col mou, moins bien adapté à notre climat. De plus, certains bulbes sont irradiés pour éviter qu'ils ne germent durant le transport et l'entreposage. Ceux-là ne pousseront tout simplement pas.
Tout dépend du moment où la neige se met à tomber et où le sol gèle chez toi. Cela m'est déjà arrivé de terminer ma plantation d'ail dans mon jardin communautaire lors de la première neige, lorsqu'une petite couche de glace ou de sol gelé s'était formée en surface. Je perçais cette croûte avec ma truelle pour planter mon ail in extremis! Cela dit, c'était plutôt froid pour les doigts. L'idéal est de s'y prendre un peu avant, selon ta région, vers le début ou la mi-octobre.
Ensuite, avec les températures fluctuantes des dernières années, il est fort probable qu'il y ait un petit redoux après la plantation et que l'ail se mette à germer. Est-ce grave? Non. En général, même s'il sort un peu de terre à l'automne, il survivra très bien à l'hiver et repartira de plus belle au printemps.
En général, ce n'est pas nécessaire, à moins d'une sécheresse exceptionnelle au moment de la plantation. La nature se charge habituellement d'arroser la parcelle au cours de l'automne, bien avant que les caïeux n'aient le temps de se dessécher.
Maintenant, abordons une question qui peut soulever les passions: faut-il pailler l'ail ou non?
La réponse dépend de la personne à qui tu le demandes!
L'avantage de ne pas pailler, c'est que l'ail démarrera plus vite au printemps, car le sol se réchauffera plus rapidement, ce qui devancera la récolte. Pour ceux qui cultivent de grandes quantités, cela peut être utile pour échelonner les récoltes. De plus, éviter le paillage facilite le désherbage manuel ou mécanique, permettant de mieux s'attaquer à certaines mauvaises herbes vivaces.
Toutefois, pour un jardinier amateur qui cultive de plus petites quantités, le paillage offre de nombreux bénéfices. D'abord, il protège l'ail durant l'hiver et améliore ses chances de survie dans plusieurs situations.
Ensuite, la paille ou les feuilles mortes empêchent une bonne partie des mauvaises herbes de germer et de pousser. Le paillis retient également l'humidité au niveau du bulbe, réduisant ainsi les besoins en arrosage, ce qui se traduit souvent par un meilleur rendement. Enfin, un avantage sous-estimé: comme la paille protège le sol de la pluie et du compactage tout au long de la saison, l'ail est nettement plus facile à récolter à la fourche en sol paillé qu'en sol nu.
En plus de l'ail, l'automne est le moment parfait pour mettre en terre les bulbes de fleurs printanières comme les tulipes, les jacinthes, les crocus ou les jonquilles. Planter à l'automne va leur laisser le temps de s'enraciner, de passer l'hiver et de sortir parmi les premières pour embellir ton jardin au printemps.
Certaines variétés, comme les crocus et les narcisses, reviennent fidèlement année après année et sont très fiables, tandis que d'autres (comme certaines tulipes hybrides) s'épuisent plus rapidement. Plante un mélange de variétés précoces et tardives pour échelonner les floraisons dès la fonte des neiges tout en offrant une précieuse source de nectar aux premiers pollinisateurs de la saison!
Ne tarde pas trop! Même si tu ne plantes qu'une dizaine de caïeux d'ail ou quelques bulbes de crocus cet automne, c'est une merveilleuse façon d'amorcer le printemps prochain avec de la fraîcheur et des couleurs au jardin.
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Bon jardinage!
Frédéric
100% Bio
Sans OGM
++ Biodiversité
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