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L'été s'achève et le moment de vérité est enfin arrivé. Après avoir enlevé les fleurs d’ail et surveillé tes bulbes tout au long de la saison, la récolte est là. Ce moment, bien que viscéral et intense, est la récompense de tes efforts. Cependant, attention : si la récolte est la première étape, le séchage est ce qui protégera ton investissement pour tout l’hiver. Pour ne pas gâcher ton travail, voici les étapes clés pour réussir ta récolte et ton séchage.
Pour savoir si ton ail est prêt à être récolté, il suffit d'observer tes plants. Tu cherches un indicateur précis : entre 5 et 6 feuilles encore bien vertes.
Pourquoi ce chiffre ? Parce que chaque feuille verte représente une couche de protection pour ton bulbe. S’il ne reste que 3 feuilles, ton ail aura moins de protection et se conservera moins longtemps. Au Québec, ce stade se situe généralement entre la mi-juillet et la fin juillet. C’est ton principal repère visuel.
Le conseil le plus important : ne tire surtout pas comme un fou sur la tige pour arracher ton bulbe. La tige est fragile ; si tu la casses au niveau du col, la porte est grande ouverte pour les bactéries, ce qui compromettra la conservation de ton ail.
Utilise plutôt une fourche ou une pelle. Rentre l'outil doucement sous le bulbe, dégage la plante, et tire ensuite délicatement. Une fois sorti de terre, secoue l’excès de terre sans forcer. Ne cogne pas tes bulbes de toutes tes forces par terre ou sur ta fourche! La peau intacte du bulbe est sa meilleure armure pour l’hiver. La récolte est également le moment idéal pour couper les racines et raccourcir légèrement la tige, tout en sélectionnant dès maintenant tes plus beaux spécimens pour la replantation d'octobre.
Le séchage (aussi appelé conditionnement) n’est pas simplement une étape où l’on laisse traîner ses légumes. C’est un processus physiologique essentiel : le jus contenu dans la tige et les feuilles migre vers le bulbe, ce qui le « scelle » pour les mois à venir.
Voici comment réussir cette étape :
Attache tes plants en petits paquets de 10 à 20 unités.
Trouve un lieu sec, ombragé et, surtout, bien ventilé (un garage ou un porche conviennent parfaitement). L’air doit circuler pour éviter l’apparition de moisissures.
Le séchage complet demande entre 3 et 6 semaines. Durant la première semaine, le col n’est pas encore scellé, alors ne coupe rien.
Pour savoir si ton ail est prêt, coupe une tige : l’intérieur doit être d’un blanc immaculé, sans aucune trace d’humidité.
Une fois que tout est bien sec, tu peux procéder au ménage. Tu peux alors couper les racines et les tiges, sauf si tu préfères faire des tresses, qui sont à la fois magnifiques et pratiques.
C’est le moment idéal pour faire ton tri final : sépare ce que tu vas manger de ce que tu vas conserver pour replanter l’année prochaine. Pour nettoyer, tes pouces ou une brosse à dents sèche suffisent. Inutile de chercher à polir ton ail : garde tes pelures, elles constituent ta protection naturelle.
En résumé, une récolte réussie repose sur trois piliers : la douceur lors de l’arrachage, la patience durant le séchage, et une sélection rigoureuse pour l'année prochaine.
C’est ainsi que tu garantis un ail de qualité jusqu’au printemps.
Je t’invite à garder ce tableau sous la main pour ne rien oublier de ces étapes importantes.

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Bonne récolte !
Frédéric
100% Bio
Sans OGM
++ Biodiversité
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